Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger. Aux Etats-Unis le rapport à l'argent n'a rien à voir : tout le monde parle librement de son salaire, c'est même une question qui est posée très rapidement dans une conversation avec une nouvelle connaissance : "Et tu fais quoi comme boulot ? Ah ouais ? C'est intéressant ? Ca te plaît ? Et ça rapporte combien ? "

Donc rien n'empêche Tanya de répondre très sincèrement qu'en ce moment ils n'ont pas les moyens de faire plus. Si la mariée est une amie, elle comprendra très bien. Si elle n'est intéressée que par la gloire et la fortune de ses relations, elle la rayera de son carnet d'adresse c'est tout !

Je précise encore qu'aux States les gens ont beaucoup plus l'habitude de "donner" dans le sens où c'est considéré comme un placement ou une réduction. Par exemple, les dons aux entreprises, aux associations caritatives, etc qui sont déductibles des impôts (comme ici) et entrés dans les mœurs depuis longtemps.

Les américains n'ont aucun scrupule avec l'argent, il savent que c'est le pilier de leur économie et de leur modèle de vie. C'est donc une part intégrale de leur vie consacrée aux échanges financiers. En France, on croit encore qu'on peut vivre sans argent ou qu'on peut le garder sous le matelas pour plus tard. On a pas compris que puisqu'on est dans le modèle capitaliste, autant y aller à fond ! Ou sinon, ne pas y aller du tout. Mais comme toujours, le français est entre les deux... Il tergiverse, il essaie de ruser...

Bref, pour ce mariage, rien ne me choque à partir du moment où on adopte la mentalité U.S : il faudrait donc répondre en "bon américain moyen" plutôt que d'essayer de transposer cette anecdote à notre culture histoire d'en faire un article à "sensation". Tout ça pour le buzz !

Note : j'ai averti le site Lache Ton Com de mon impossibilité de déposer mon commentaire à la suite de l'article.

Source de l'article : http://www.huffingtonpost.fr/2013/07/04/mariage-cadeau-prix_n_3545027.html